Étapes
Étape 1 : Se garer au parking de l'abbaye de Saint-Félix de Montceau. Emprunter le sentier à pieds sur 700 mètres
Oeuvre de Jean Denant — "Pergolarama"
Première étape du parcours Les Versants de Thau, Gigean est une commune des versants dominant le bassin de Thau, adossée au massif de la Gardiole. Jean Denant vit et travaille à Sète. Il met en place des situations, ouvre des failles aux frontières de la peinture, de l'architecture, du design et de la sculpture. Il signe ici une œuvre sculptée à Gigean, alliant art et nature.
Sur la Gardiole, une ombrière en acier corten — matériau qui se patine naturellement au fil du temps pour prendre une teinte rouille caractéristique — est découpée selon le cadastre du lieu. Se dressant comme un belvédère ouvert sur le paysage, cette création respectueuse du site offre un dialogue subtil entre l'architecture et la nature environnante. L'œuvre, d'une envergure maximale de 752 x 697 cm pour une hauteur de 250 cm, devient un filtre entre le regard du promeneur et le panorama sur l'étang de Thau — une invitation à contempler autrement ce territoire.
Étape 2 : Se garer au parking Cami de la Trappe. A 500 mètres à pieds de la Chapelle Saint-Pierre et du Jardin méditerranéen
Oeuvre de Pedro Marzorati — "O'assis"
Le parcours se poursuit à Montbazin, village de caractère aux confins de la garrigue et du vignoble, ponctué d'un patrimoine architectural remarquable — son château et sa chapelle Saint-Pierre constituent des repères visuels et historiques forts. Pedro Marzorati est un artiste argentin pluridisciplinaire qui, selon le sujet choisi, s'exprime avec différentes techniques : land art, photographie, sculpture, dessin, installation. Depuis plusieurs années, il réalise des installations poétiques de land art, évoquant dans ses œuvres la relation de l'homme avec son environnement.
À Montbazin, son œuvre "O'assis" se compose de plusieurs modules en bois Mélèze et Inox, agissant à la fois comme éléments de mobilier urbain et comme œuvre d'art intégrée dans le paysage. Librement inspirés des arcades du château de Montbazin et de la chapelle Saint-Pierre, ces modules encouragent à la fois la contemplation et l'interaction sociale, en créant des espaces propices à la détente et à l'échange. Leur disposition autour du jardin méditerranéen maximise l'expérience des visiteurs tout en préservant l'harmonie globale du site. "O'assis" — contraction poétique de "oasis" et "assis" — est une invitation à s'arrêter, à souffler, à regarder.
Étape 3 : Se garer au parking de la Grand Rue.
Oeuvres d'André Cervera — "Que la fête commence"
L'itinéraire monte ensuite vers Poussan, village perché sur les versants dominant l'étang de Thau. Ses ruelles en pierre, ses placettes ombragées et ses maisons médiévales constituent le cadre naturel dans lequel André Cervera a imaginé son œuvre. Profondément ancré dans la culture de Sète et de sa région, l'artiste parcourt le monde, se confronte aux différentes cultures et multiplie les rencontres — il tire de ces expériences les grands caractères de son œuvre.
À Poussan, il dévoile un parcours de sept sculptures en acier découpé, disséminées dans la vieille ville. Chaque pièce, ancrée dans l'histoire locale, célèbre des traditions ancestrales — du Carnaval de Poussan à l'évolution de la commune à travers le temps. Sculptures et mises en scène en relief, constituées de divers éléments en acier découpé, les œuvres s'intègrent avec subtilité dans le tissu urbain ancien, invitant le promeneur à lever les yeux, tourner au coin d'une rue, s'arrêter sur une placette. Un dialogue vivant entre art contemporain et mémoire collective.
Étape 4 : Se garer au parking Place du temple.
Oeuvre à venir de Robert Combas — "L'homme à la tête de branches"
Dernière étape du parcours, Villeveyrac est un village viticole niché au cœur de la garrigue héraultaise, aux portes de l'abbaye cistercienne de Valmagne — joyau médiéval du XIIe siècle classé Monument Historique. Chef de file du mouvement de la Figuration Libre, Robert Combas est considéré comme l'un des artistes les plus marquants de sa génération. Très attaché à la culture de Sète et de sa région, il n'hésite jamais à s'en inspirer dans son œuvre picturale.
Pour Villeveyrac, il choisit de créer une sculpture entièrement en bronze, intitulée "L'homme à la tête de branches", installée sur l'une des places de la commune. Avec cette œuvre, l'artiste se confronte à l'un des thèmes classiques de la sculpture — la figure humaine — qu'il détourne tout en réconciliant les oppositions traditionnelles entre nature et culture. La tête végétale de ce personnage mystérieux interroge notre rapport au vivant et à notre environnement naturel, dans un village où la vigne et la garrigue façonnent l'identité du territoire depuis des siècles.