
Tunoscope Sète, visite, musée du thon
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Tunoscope Sète, visite, musée du thon
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Un chai, deux frères, une histoire de famille
Le Tunoscope porte la signature de Jean-Gérald et Martial Lubrano, deux frères armateurs dont la famille pêche le thon rouge à Sète depuis plusieurs générations. Pour transmettre leur passion, ils ont choisi un ancien chai et préservé ses pierres apparentes, comme pour ancrer ce lieu dans le temps à deux pas du port. De ce cadre brut et chaleureux émerge une scénographie résolument contemporaine, où chaque salle semble avoir été pensée pour éveiller la curiosité avant de la satisfaire. On devine, en la parcourant, que ce musée est né d’un attachement à leurs traditions familiale.
Un géant discret, façonné pour le grand large
Le parcours invite d’abord à voir le thon rouge de méditerranée autrement. Long de 4,5 mètres et lourd de plus de 600 kilos à l’âge adulte, il est taillé pour l’endurance autant que pour la vitesse : ses nageoires dessinées comme des ailerons et son système circulatoire, capable de maintenir son corps plus chaud que l’eau qui l’entoure, lui permettent de traverser des milliers de kilomètres d’océan sans jamais vraiment s’arrêter. Tout au long de la visite, des œuvres d’art dédiées à ce poisson rappellent qu’il fascine les hommes depuis bien plus longtemps qu’on ne l’imagine : on trouve trace de sa pêche dès la préhistoire
« Pêcheur 2.0 » : le souffle du large
Le cœur de la visite bat au rythme du documentaire « Pêcheur 2.0 ». Les lumières s’atténuent, et l’on embarque, l’espace de 35 minutes, aux côtés des marins partis en campagne de pêche. Les images, tournées au plus près du geste, racontent l’attente, la lecture de la mer, la précision du moment où l’on remonte les filets. On en ressort avec une certitude : la pêche au thon rouge de Méditerranée n’a rien d’improvisé.
Elle obéit aujourd’hui à un cadre parmi les plus stricts de la profession. Chaque navire doit détenir une Autorisation Européenne de Pêche, et la France se voit allouer un quota annuel de 6 800 tonnes de poisson, réparti entre 140 autorisations à la ligne et à la palangre et 22 autorisations de thoniers senneurs. La saison elle-même tient en un souffle : cinq semaines seulement, entre mai à juillet. Des repères qui donnent au geste du pêcheur toute sa mesure, et qui invitent à regarder différemment ce qui arrive, ensuite, dans l’assiette.













