Tunoscope Pecheur 2.0
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Tunoscope Pecheur 2.0

Le Tunoscope

Article en collaboration avec le Tunoscope

plongée dans l'odyssée du thon rouge de Méditerranée L'essentiel

Le Tunoscope est un musée immersif dédié au thon rouge de Méditerranée, installé dans un ancien chai sétois. Comptez 1h30 pour découvrir la scénographie, le documentaire « Pêcheur 2.0» et une dégustation de recettes maison. Une sortie qui plaît en famille, entre amis, et à toutes saisons.
Dès l’entrée, sur des écrans géants, des thons rouges traversent lentement la lumière bleutée. On s’arrête, intrigué, et on les regarde nager. C’est peut-être là tout l’art du Tunoscope : donner à ce poisson que l’on croit connaître une présence, une grâce.

 Un chai, deux frères, une histoire de famille

Le Tunoscope porte la signature de Jean-Gérald et Martial Lubrano, deux frères armateurs dont la famille pêche le thon rouge à Sète depuis plusieurs générations. Pour transmettre leur passion, ils ont choisi un ancien chai et préservé ses pierres apparentes, comme pour ancrer ce lieu dans le temps à deux pas du port. De ce cadre brut et chaleureux émerge une scénographie résolument contemporaine, où chaque salle semble avoir été pensée pour éveiller la curiosité avant de la satisfaire. On devine, en la parcourant, que ce musée est né d’un attachement à leurs traditions familiale.

 Un géant discret, façonné pour le grand large

Le parcours invite d’abord à voir le thon rouge de méditerranée autrement. Long de 4,5 mètres et lourd de plus de 600 kilos à l’âge adulte, il est taillé pour l’endurance autant que pour la vitesse : ses nageoires dessinées comme des ailerons et son système circulatoire, capable de maintenir son corps plus chaud que l’eau qui l’entoure, lui permettent de traverser des milliers de kilomètres d’océan sans jamais vraiment s’arrêter. Tout au long de la visite, des œuvres d’art dédiées à ce poisson rappellent qu’il fascine les hommes depuis bien plus longtemps qu’on ne l’imagine : on trouve trace de sa pêche dès la préhistoire

 « Pêcheur 2.0 » : le souffle du large

Le cœur de la visite bat au rythme du documentaire « Pêcheur 2.0 ». Les lumières s’atténuent, et l’on embarque, l’espace de 35 minutes, aux côtés des marins partis en campagne de pêche. Les images, tournées au plus près du geste, racontent l’attente, la lecture de la mer, la précision du moment où l’on remonte les filets. On en ressort avec une certitude : la pêche au thon rouge de Méditerranée n’a rien d’improvisé.

Elle obéit aujourd’hui à un cadre parmi les plus stricts de la profession. Chaque navire doit détenir une Autorisation Européenne de Pêche, et la France se voit allouer un quota annuel de 6 800 tonnes de poisson, réparti entre 140 autorisations à la ligne et à la palangre et 22 autorisations de thoniers senneurs. La saison elle-même tient en un souffle : cinq semaines seulement, entre mai à juillet. Des repères qui donnent au geste du pêcheur toute sa mesure, et qui invitent à regarder différemment ce qui arrive, ensuite, dans l’assiette.

 Une dégustation pour prolonger l'instant

La visite s’achève tout en douceur, autour d’une dégustation. Selon la formule choisie, on savoure une bolognaise de thon ou une soupe de thon, deux recettes maison qui révèlent un tout autre visage de ce poisson que celui du simple tartare. En boutique, au gré de l’arrivage, on peut aussi croiser la Tunatiella, une tielle sétoise réinventée au thon et préparée au laboratoire de la criée de Sète, une manière, parmi d’autres, de repartir avec un peu de Sète dans les valises.

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